Le dimanche 3 mai, l'Université d'Assiout a organisé un séminaire de formation à destination de ses dirigeants et enseignants sur la guerre hybride et les mesures de sécurité liées aux bourses d'études et à la coopération internationale. Ce séminaire s'est tenu en collaboration avec le Centre national d'études, sous l'égide du Dr Ahmed El-Menshawy, président de l'Université, et sous la supervision du général de division Ahmed El-Shehaby, directeur du Centre national d'études, et du Dr Mohamed Ahmed Adawy, vice-président de l'Université chargé du service communautaire et du développement environnemental. Le Dr Gamal Badr, vice-président de l'Université chargé des études supérieures et de la recherche, y a également participé, ainsi que plusieurs doyens, vice-doyens, enseignants et chercheurs.
Le Dr Gamal Badr a souligné l'importance d'adopter une stratégie d'internationalisation de l'éducation comme priorité nationale. Il a insisté sur la nécessité de sensibiliser les enseignants aux mesures de sécurité associées aux activités universitaires à l'étranger, expliquant que la formation de personnel académique et de recherche capable d'évoluer dans des environnements internationaux diversifiés exige une compréhension globale garantissant une utilisation optimale des bourses d'études et des opportunités de coopération internationale.
Pour sa part, le Dr Mohamed Ahmed Adawy a expliqué que le symposium visait à sensibiliser les professeurs et les chercheurs aux enjeux de la prise de décision et de l'analyse de l'environnement interne. Il a également abordé plusieurs sujets liés à la politique étrangère égyptienne et à la guerre hybride, ainsi qu'aux défis qu'elles posent dans divers contextes internationaux. Il a souligné l'importance de former un personnel académique capable de comprendre et de gérer efficacement l'évolution rapide de la situation internationale, contribuant ainsi au rôle des universités dans le développement et le renforcement de la sécurité intellectuelle et sociétale.
Dans le même esprit, le général de division Ahmed El-Shehaby, directeur du Centre national d'études, a traité de la nature des missions égyptiennes à l'étranger à l'ère moderne lors de sa conférence intitulée « Mesures de sécurité à observer à l'étranger ». Il a insisté sur l'importance du rôle des personnes déployées à l'étranger, soulignant que cette mission représente un atout précieux qui exige une vigilance face aux défis potentiels et une capacité à gérer adéquatement toute difficulté.
Le général de division Ahmed Farouk, conseiller du Centre national d'études, a passé en revue le concept de guerre hybride et les notions connexes telles que les conflits de zone grise, la guerre psychologique, la guerre cognitive et la cyberguerre. Il a expliqué les objectifs de ces guerres, qui visent à démanteler les liens familiaux et sociaux. Il a également abordé leurs différentes phases et caractéristiques, ainsi que les moyens de les contrer, tant au niveau individuel (par le maintien d'une identité sans fanatisme, le développement de l'esprit critique et le choix de modèles) qu'au niveau étatique (par des mécanismes de surveillance et de sensibilisation).
Le professeur Hani Al-Aasar, directeur exécutif du Centre national d'études, a souligné l'engagement de l'État égyptien à maintenir la cohérence de sa politique étrangère et de ses positions sur les questions régionales et internationales, tout en adoptant une approche équilibrée qui mobilise diverses ressources pour servir efficacement ses objectifs de politique étrangère. Il a insisté sur le fait que la politique étrangère égyptienne repose sur la protection des intérêts de l'État et la préservation de sa sécurité nationale.
